(...), mais en réalité, le corps change de forme à tout instant, ou plutôt, il n'y a pas de fore puisque la forme est de l'immobilité et que la réalité est mouvement.

H. Bergson, 1940, L'évolution créatrice.

 

 

 

  LA COHERENCE CARDIAQUE

 

" La cohérence cardiaque est un terme utilisé par les scientifiques pour décrire un stade physiologique particulier dans lequel les systèmes - nerveux, cardio-vasculaire, hormonal et immunitaire - travaillent de manière efficiente et harmonieuse. Ce résultat physiologique est provoqué par la mise en oeuvre d’une simple technique de respiration. Une pratique qui, en équilibrant le système nerveux autonome*, induit très rapidement, mais de manière temporaire, un état de bien-être naturel.

 

Après un bref apprentissage, une pratique régulière (3 à 5 minutes, 3 fois par jour) permet à chacun de parvenir à une meilleure gestion du stress, à une plus grande adaptation à son environnement. En clair, elle facilite un retour à un équilibre à la fois physiologique et psychologique. C’est de cette dualité d’action que la cohérence cardiaque tire sa force et la grande diversité de son utilisation : stress, anxiété, dépression, douleurs, addictions, phobies, insomnies, troubles de la personnalité, dysfonctionnements neurologiques, performance, apprentissage…

 

Au-delà de ses évidentes implications médicales, la cohérence cardiaque a convaincu et pénétré des mondes très variés. Les militaires, et c’est une référence, l’utilisent, entre autre, dans la formation des pilotes de chasse et le traitement des traumatismes de guerre. Les sapeurs pompiers accentuent, avec elle, leur résistance aux chocs émotionnels. Elle fait aussi partie intégrante, depuis des années, de l’entraînement de sportifs de haut niveau tels Tiger Woods (golf), Roger Federer (tennis) ou Michael Jordan (basket-ball). Et c’est maintenant le monde de l’entreprise qui découvre ses vertus sur la performance, l’efficacité, l’aide à la décision et la résistance au stress…

 

Cohérence cardiaque : mode d’emploi

La cohérence cardiaque est donc un état particulier de la fréquence cardiaque. Le coeur entre alors en « résonance » avec la respiration qui est forcée à 6 cycles complets par minute (inspiration puis expiration). Comme tous les systèmes ondulatoires, coeur et poumons ont une fréquence propre et unique. Ils se synchronisent à 0,1 Hz (1 vibration toutes les 10 secondes). C’est la fréquence théorique d’apprentissage. Mais dans les faits chaque individu a sa propre fréquence respiratoire (fréquence de résonance) sur laquelle la cohérence cardiaque est optimale. Cette fréquence se trouve entre 0,06 et 0,12 Hertz soit 4 à 7 respirations complètes par minutes.

 

Exercez-vous maintenant…

Vous pouvez faire cet exercice, en prévention, trois fois par jour ; avant un événement stressant (prise de parole en public, décision importante, …) ; lorsque vous vous sentez stressé, douloureux ou irritable ; avant de vous endormir.

Etape 1

Synchronisez votre respiration sur le rythme 5/5 : j’inspire pendant 5 secondes et j’expire sur 5 secondes. Dans tous les cas, vous devez respirer tranquillement, sans forcer. Une fois que vous êtes à l’aise, Il s’agit tout simplement de centrer son attention sur la région du coeur au centre de la poitrine.

Etape 2

Imaginez, ensuite, que votre respiration entre et sort de votre coeur, au niveau du plexus solaire. Inspirations et expirations restent calées, tout en douceur, sur le rythme 5/5.

Etape 3

Tout en maintenant votre attention sur le coeur et la respiration confortable, concentrez vous sur le souvenir d'un moment agréable (en compagnie d’une personne, d’un animal,

devant un paysage, un moment de vie,…). Essayez, alors, de laisser venir, sans forcer, le sentiment de satisfaction, de bien-être, ou de plaisir attaché dans votre mémoire à ce moment privilégié.

 

Essayez !!!

 

Les effets de la cohérence cardiaque

Les effets immédiats sont l’augmentation de l’amplitude de la variabilité cardiaque avec un effet d’apaisement. Ils durent tant que persiste la pratique de la cohérence (respiration fréquence 6 respirations/minute soit 5 secondes inspiration-5 secondes expiration). La cohérence entraîne aussi des effets qui perdurent plusieurs heures après l’arrêt de l’exercice (entre 4 et 6 heures)

- Baisse du cortisol sanguin et salivaire (hormone du stress qui en trop grande quantité, détruit les neurones)

- Augmentation de la DHEA, hormone qui module le cortisol et qui ralentit le vieillissement.

- Augmentation des IgA salivaires, immunoglobulines qui participent à la défense immunitaire.

- Action favorable sur de nombreux neurotransmetteurs dont la dopamine (plaisir) et la sérotonine (sommeil, dépression et anxiété).

- Augmentation de la sécrétion d’ocytocine, neurotransmetteur d’information émotionnelle.

- Sécrétion par le coeur d’une hormone qui régule la tension (natriurétique auriculaire)

- Réduction de la perception du stress et des émotions désagréables.

- Impression de calme et de lâcher prise.

Ces effets ne durent que quelques heures, c’est pourquoi il convient de pratiquer la cohérence 3 fois par jour.

Si l’on pratique assidûment, 3 fois par jour durant 3 à 5 minutes, on obtient des résultats pérennes au bout de 7 à 10 jours.

- Diminution de l’hypertension artérielle (si elle est légère et modérée)

- Diminution des risques cardio-vasculaires

- Diminution de l’anxiété et de la dépression

- Meilleure régulation du taux de sucre chez les diabétiques

- Réduction du périmètre abdominal et perte de poids chez les obèses

- Amélioration de la concentration et de la mémorisation

- Diminution des troubles de l’attention et de l’hyperactivité

- Meilleure tolérance voire diminution de la douleur en particulier les neurologiques telles que la migraine, les sciatiques et les névralgies

- Amélioration des maladies asthmatiques et  bronchiques

- Diminution des phénomènes inflammatoires (prévention cancers)

- Effets bénéfiques sur la maladie d’Alzheimer

- Et bien entendu réduction de la perception du stress et de ses effets.

 

Depuis une trentaine d’années, plus de 13000 études ont été consacrées à la recherche scientifique autour de la variabilité cardiaque. L’efficacité de la pratique de la cohérence cardiaque qui en découle est maintenant clairement démontrée d’un point de vue scientifique et médical.

 

* Le système nerveux autonome est la partie du système nerveux responsable des fonctions automatiques, non soumises au contrôle volontaire. Il contrôle notamment les muscles lisses (digestion, vascularisation...), les muscles cardiaques, la majorité des glandes

exocrines (digestion, sudation...) et certaines glandes endocrines."

 

Thierry Thomas (Thermes d’Allevard)

 

 

"Le but fondamental du traitement des erreurs de posture doit être de rendre le mécanisme du corps aussi parfait que possible, en comprenant que de cela dépendent la meilleure santé et la plus haute résistance à la maladie."

Dr Goldhwaite, Boston

 

 

  ANATOMIE DU LIEN


Ce texte pose les bases de ma recherche actuelle autour du corps : sa structure en lien avec ses fonctions - la notion des diaphragmes, des os-clés et des muscles «poubelle». C'est à partir de cela que je construis les cours de gymnastique ouverts à tout public, le travail d'accompagnement des artistes (danseurs, chanteurs, comédiens, etc…), les séances de soins individuelles. C’est aussi mon champ d’investigation et de réflexion de chorégraphe.

Notre corps est formé de trois volumes pleins - la tête, la cage thoracique et le bassin - superposés, peu mobiles et reliés entre eux par deux zones intermédiaires plus mobiles. À chaque volume plein correspond une ceinture et à chaque ceinture, un os clé et un membre suspendu.
La boîte crânienne... 

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(…) l'expiration profonde produit spontanément une attitude d'abandon. La rétention du souffle expiratoire est souvent liée à la période infantile au moment où ce blocage respiratoire constitue la découverte d'une maîtrise nouvelle : attitude que l'enfant peut prendre pour répondre à certaines formules éducatives telles que un grand garçon ne pleure pas, tu ne dois pas montrer que tu as peur…
Au début, l'inhibition sert à tempérer les excitations agréables de nature végétative ; mais à la longue, cette inhibition provoque une sensibilité accrue à l'anxiété et augmente l'excitabilité réflexe. Elle entraîne finalement une impossibilité chronique à se détendre. En résumé, l'inhibition névrotique de la respiration est une partie centrale du mécanisme des névroses.

B. Dolto, Le corps entre les mains, p. 68, 1976

 

 

  TECHNIQUES D'ACCORDAGE

 

Il s’agit de chercher - autant que possible - sans perfectionnisme (attention à l’hyper contrôle - à l’obsession) à ACCORDER (comme on le fait pour un instrument de musique pour qu’il sonne, vibre plus juste...) :

  • la structure (le corps) à la fonction (la vie)

  • la forme à l’état 

  • l’humeur aux humeurs

  • le système nerveux volontaire et le système nerveux autonome (neuro-végétatif)

et ainsi s’occuper de l’ HOMEOSTASIE. L’homéostasie se définit comme la capacité de l’être vivant à maintenir un état de stabilité relative des différentes composantes de...

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■  EXERCICES

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[Tous les exercices...]

 

 

BERTRAND CAROFF

Pour une anatomie du lien